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Alberto Magnelli
 
 

BIOGRAPHIE :
 
1888  1er juillet: Alberto Giovanni Cesare Magnelli naît à Florence, dans la maison familiale adossée au baptistère du Duomo. Ses parents possèdent un important commerce de chemiserie dans le centre de la ville.
1891  Mort de son père. Son oncle paternel, Alessandro, associé à son père dans le commerce de chemiserie, assure, avec la mère de Magnelli, son éducation.
1907  Eté, en vacances dans les Apennins toscans, il accompagne un ami peintre qui va travailler “sur le motif”. Celui-ci incite Magnelli à l’imiter et à réaliser ainsi son premier tableau.
1909  Magnelli participe à la VIIIe Biennale de Venise.
1910  23 avril, Magnelli participe à l’Exposition internationale de la Ville de Venise. Le paysage qu’il y expose est acquis par un collectionneur russe d’Odessa.
1912  Magnelli se lie d’amitié avec les représentants de l’avant-garde à Florence. Il trouve un atelier au 31 de la Via delle Ghiacciaie qu’il conservera jusqu’en 1934.
1913  De passage à Marseille, il acquiert pour trois lires sa première sculpture primitive, un masque Punu (aujourd’hui dans la collection du Centre Pompidou) qui sera le point de départ d’une importante collection et d’une passion jamais démentie.
30 novembre, Magnelli visite l’Exposition de peinture futuriste de Lacerba organisée dans la librairie de Ferrante Gonelli, qui suscite son enthousiasme.
1914  15 mars, Magnelli se rend à Paris en compagnie du poète Aldo Palazzeschi. Il prend un atelier 9, rue de la Grande-Chaumière. Il fait la connaissance des peintres et écrivains qui gravitent autour d’Apollinaire et de la revue les Soirées de Paris. Il acquiert pour son oncle une collection d’œuvres modernes: Picasso, Juan Gris, Archipenko, Carrà.
1915  10 avril, la revue Lacerba annonce sa seconde exposition dans laquelle sont prévues les participations d’Archipenko, Braque, Carrà, Serge Férat, Juan Gris, Max Jacob, Léger, Magnelli, Picasso, Medardo Rosso, Henri Rousseau, Severini et Soffici. La déclaration de guerre de l’Italie à l’Empire austro-hongrois, le 20 mai, annulera la tenue de la manifestation.
été: Magnelli peint ses premiers tableaux abstraits.
1916  Magnelli souffre pendant l’année d’asthénie nerveuse et de violents maux de tête. Il continue, mais de façon irrégulière à écrire et à peindre. Des éléments figuratifs, mais extrêmement transposés réapparaissent dans sa peinture vers la fin de l’année.
1917  L’état de santé de Magnelli reste précaire.
17 mars: Apprenant que Picasso accompagne dans leur tournée en Italie la troupe des Ballets russes, Magnelli reprend contact avec lui lors de son passage à Florence.
1918  12 juillet: Magnelli est définitivement réformé pour neurasthénie. Il peint la série des Explosions lyriques qui marquent un tournant dans son œuvre.
1919  Ayant le sentiment d’être allé “trop loin et trop vite” dans ses recherches, Magnelli, à l’instar du groupe Valori Plastici, évolue vers un retour à une figuration lisible et un plus grand classicisme.
1920  26 décembre: A l’invitation de Prampolini, Magnelli participe avec quatre Natures mortes qui marquent la transition entre les Explosions lyriques et les tableaux figuratifs qui vont suivre pendant dix ans, à l’Exposition internationale d’art moderne se tenant  à Genève dans le batiment électoral de Plaimpalais, jusqu’au 25 janvier 1921.
1921  L’opposition de Magnelli aux thèses fascistes le sépare progressivement de ses amis peintres d’avant-garde et donne lieu dans la Sassaiola fiorentina (28 mai) à un article d’une rare violence à son encontre du peintre Ottone Rosai.
Mai: La première exposition personnelle de Magnelli a lieu à la Galleria Materassi de Florence.
1922  A Berlin, Magnelli rencontre Herwarth Walden, directeur de la revue Der Sturm et visite probablement, à la Galerie Van Diemen, la Première exposition d’art russe où figurent la plupart des principaux peintres abstraits soviétiques.
1925  avril: Magnelli retourne pour la première fois à Paris. Il y revoit en particulier Picasso. Il semble que ce soit de ce moment que date son souci de quitter définitivement l’Italie et de revenir s’installer à Paris.
1927  18 janvier: D.H. Lawrence, accompagné des artistes Earl et Achsah Brewster, vient visiter l’atelier de Magnelli à Florence. Séduit d’abord par le travail du peintre, Lawrence qui pratique lui-même la peinture trouve finalement qu “il met toute la beauté qu’il peut produire sur un rien mort.”
1928  mai: La Galerie Bellenghi de Florence présente des œuvres récentes de Magnelli.
1929  19 mars: La Galerie Pesaro de Milan présente une exposition personnelle de Magnelli préfacée par Enrico Somare. Ce texte est la première étude d’importance sur le travail du peintre.
1931  Magnelli illustre d’un dessin La Casa dei Doganieri d’Eugenio Montale.
1932  octobre: Magnelli quitte Florence et vient s’installer à Paris. Il y peint les tableaux de la série des Pierres et se lie d’amitié avec les Italiens de Paris: De Pisis, Leonor Fini. Pour vivre, il tente de vendre, mais sans grand succès en cette période de crise économique mondiale, certaines des antiquités, sculptures et tableaux anciens, achetées pendant ses années florentines, puis l’année suivante les deux œuvres de Juan Gris acquises lors de son séjour à Paris en 1914. Magnelli fera de multiples démarches pour vendre ces œuvres jusqu’à ce que celles-ci disparaissent à New York, en octobre 1939, de la galerie Nierendorf à qui il les avait confiées en commission.
1933  14 décembre: Magnelli est domicilié à l’hôtel Private, 14, rue Cassini. C’est Susi Gerson, connue par des amis communs et qui devient sa compagne, qui a trouvé cet hôtel où elle s’est elle-même installée. A cette époque, Magnelli fait, par l’intermédiaire de Pierre Loeb qui sera le marchand des deux artistes, la connaissance de Kandinsky venu d’Allemagne s’installer à Paris.
1934  1er juin: Première exposition personnelle à Paris de Magnelli à la Galerie Pierre, dirigée par Pierre Loeb. Magnelli présente ses toiles de 1931 à 1934 sur le thème des Pierres. De longs articles dans la presse italienne par Gualtieri di San Lazzaro, de Pisis, G.P. Dondi ou Prampolini et surtout une longue étude illustrée d’Anatole Jakovsky dans Les Cahiers d’art soulignent la résonance de cette exposition.
été: Pour le livre 24 essais d’Anatole Jakovsky, Magnelli réalise sa première gravure à partir d’un dessin de Pierres.
31 décembre: Magnelli et Susi Gerson trouvent à louer un appartement de quatre petites pièces au 20, villa Seurat à Paris. Magnelli utilise l’une d’entre elles comme atelier et range ses œuvres dans une soupente sous les toits. Il vivra et travaillera 1à jusqu’en 1958.
1935  février: Il expose à la Quadriennale de Rome.
1936  Magnelli réalise ses premiers collages et peint ses premières Ardoises.
août: La Galerie Zwemmer de Londres prend trois peintures de Magnelli en dépôt.
26 septembre: Magnelli participe avec quatre gouaches à l’exposition Mostra di pittura moderna italiana qui se tient jusqu’au 19 octobre à la villa Olmo à Côme. Dans le jury figure Peppino et Virginio Ghiringhelli avec lesquels il organisera deux ans plus tard une exposition à la Galleria del Milione à Milan.
1937  19 avril: De Chirico, qui a emporté à New York des gouaches de Magnelli pour les montrer aux marchands américains, établit un contact avec la Galerie Nierendorf qui prend les œuvres en dépôt et envisage une exposition pour l’année suivante.
30 juillet: Magnelli participe avec une peinture à l’exposition Origines et développement de la peinture internationale contemporaine, présentée au Musée du ]eu de Paume dans le cadre de l’Exposition internationale de 1937. Très vite une polémique se développe sur le mode de sélection de l’exposition dans lequel Christian Zervos a joué un rôle prépondérant. La position très marquée de Magnelli lui vaudra l’hostilité ultérieure de Zervos et de sa revue.
octobre: Magnelli envoie à Karl Nierendorf à New York onze peintures, douze gouaches et huit ardoises qui doivent constituer son exposition personnelle à la galerie. Les œuvres vont de 1914 à 1937. L‚exposition n’aura lieu que l’année suivante aux Boyer Galleries.
1938  2 mars: Il se rend à Milan pour l’ouverture de l’exposition de groupe L’art concret à Milan (avec Arp, Domela, Kandinsky, Seligmann, Sophie Taeuber, Paule Vézelay et lui-même) qu’il a organisée à la Galleria del Milione. 
2 avril: Magnelli participe à l’exposition qui s’ouvre au Stedelijk Museum d’Amsterdam. 
mai: L’exposition personnelle initialement prévue chez Nierendorf est présentée jusqu’au 24 mai aux Boyer Galleries, Nierendorf ne pouvant présenter dans sa galerie des toiles d’aussi grand format.
24 juillet: Le collectionneur et peintre américain A.E. Gallatin achète une gouache de Magnelli qui est présentée dans la bibliothèque de New York University où Gallatin met ses œuvres à la disposition du public.
décembre: Parution du numéro de Noël de la revue XXe siècle, auquel Magnelli contribue avec une gravure originale.
1939  11 mai: Magnelli participe à l’exposition Abstract Concrete Art à la Galerie Guggenheim Jeune, ouverte à Londres par Peggy Guggenheim.
30 juin: Magnelli participe au premier Salon des Réalités nouvelles organisé sur les conseils de Nelly van Doesburg, par Fredo Sides et Yvanhoé Rambosson à la Galerie Charpentier. Ses œuvres sont présentées parmi celles des artistes étrangers ayant pratiqué l’abs-traction avant 1920.
18 octobre: Magnelli se replie avec Susi Gerson à La Ferrage, au plan de Grasse, dans une propriété appartenant à un parent de celle-ci où les événements les contraindront à rester jusqu’en 1943.
1940  20 août: Magnelli entreprend des démarches pour épouser civilement Susi Gerson qui, de nationalité allemande, a été internée plusieurs semaines au camp de Gurs. Le mariage a lieu le 31 octobre. Pour subvenir à leurs besoins, il fait un peu d’agriculture et de commerce des fruits et légumes.
octobre: Arp et Sophie Taeuber s’installent à Grasse au Château-Folie, une propriété que leur a trouvée Magnelli.
1941  1er janvier: Magnelli écrit à Varian Fry qui dirige à Marseille l’Emergency Reserve Committee pour tenter d’émigrer aux Etats-Unis. Ses affidavit sont Alfred Barr et James Johnson Sweeney. Les contacts épistolaires qui se poursuivront jusqu’à l’automne ne déboucheront toutefois pas sur une autorisation d’émigrer. 
1er mars: Susi Magnelli tombe gravement malade et devra subir trois mois plus tard une opération de la glande thyroïde. 
20 novembre: L’oncle de Magnelli, qui l’avait élevé après le décès de son père, meurt à Florence.
Faute de moyens pour peindre et dans l’impossibilité de trouver toiles et couleurs à Grasse, Magnelli réalise la série des collages de Musique en utilisant des cahiers de portées musicales trouvées chez un marchand.
Vraisemblablement à l’instigation de Jean Arp, les artistes que la guerre a réunis à Grasse (Arp, Magnelli, Sophie Taeuber rejoints bientôt par Sonia Delaunay) décident d’éditer en Suisse, par l’entremise de Max Bill, un album de lithographies qui ne verra le jour qu’en 1943, sous le nom 10 Origin. Cet album qui réunit les fondateurs de la modernité amène Magnelli à solliciter les contributions des créateurs qu’il estime: Kandinsky, Domela, Le Corbusier.
1942  septembre: Encouragés par les premiers résultats de l’album 10 Origin, Arp et Magnelli décident de réaliser un nouvel album dont les planches seront réalisées en commun entre eux deux, Sophie Taeuber et Sonia Delaunay.
6 novembre: Louis Carré rend visite à Magnelli et lui propose de faire une exposition. Hormis un achat de trois gouaches, le projet n’aura pas de suite.
1943  26 janvier: Magnelli apprend la mort accidentelle de Sophie Taeuber qui avait quitté Grasse avec Arp et se trouvait en Suisse chez Max Bill. Arp le charge de mettre en ordre leurs affaires et de veiller à la conservation de leurs œuvres. 
fin mars: Magnelli écrit un poème pour le livre conçu par Arp en hommage à Sophie Taeuber. 
24 septembre: Susi Magnelli et sa mère, recherchées par la police allemande lors de l’envahissement de la zone libre, doivent se cacher dans l’arrière-pays de Grasse. La Gestapo viendra deux fois interroger Magnelli.
1944  mars: Magnelli rentre clandestinement à Paris avec Susi. 
7 avril: La Galerie L’Esquisse organise l’exposition Peintures abstraites / Compositions de Matières, à laquelle il participe avec une Pierre aux côtés de Domela, Kandinsky et De Staël, les œuvres peintes pendant les années de guerre étant restées à Grasse.
8 septembre: René Drouin vient avec son associé Leo Castelli visi-ter l’atelier de Magnelli.
14 décembre: Magnelli note dans un carnet: “Je suis allé chez Mme Kandinsky à 17 h 30. Vu K. mort.”
1945  15 juin: Magnelli participe, avec trois peintures, à la Galerie René Drouin, à l’exposition Art concret organisée par Nelly van Doesburg.
1946  14 janvier: A la demande de Nina Kandinsky, Magnelli restaure, de janvier à avril, plusieurs toiles de Kandinsky.
15 janvier: Devant l’intérêt qui se propage pour la peinture abstraite, Magnelli s’inquiète des œuvres anciennes laissées à Florence et cherche à rassembler une documentation photographique.
19 juillet: Magnelli participe au premier Salon des Réalités nouvelles d’après-guerre.
1947  30 juillet: Magnelli part à Davos retrouver le collectionneur brésilien Matarazzo qui projette de créer un musée d’art moderne à Sao Paulo. Son rôle sera décisif tant pour la nomination du premier directeur - Léon Degand - que pour la constitution de la collection.
7 novembre: La Galerie René Drouin présente la première exposition d’ensemble de l’œuvre de Magnelli. Elle rassemble des œuvres de 1914 à 1947 et est préfacée par Jean Arp. L’exposition impose Magnelli auprès de la critique française comme le dernier maître historique de l’abstraction. 
Si la presse réserve à l’exposition de la galerie Drouin un impressionnant accueil, celle-ci révèle aussi Magnelli aux jeunes peintres d’avant-garde. Victor Vasarely écrira plus tard: “ Il était, en quelque sorte, le maître de notre génération: Deyrolle, Dewasne, Poliakoff et moi-même.” Le même phénomène a lieu en Italie où, à la suite de Dorazio et de Perilli, les jeunes peintres en font une figure de référence.
1948  25 octobre: Les œuvres réalisées à Grasse, en collaboration, par Arp, Sonia Delaunay, Magnelli et Sophie Taeuber sont présentées à la Galerie des Deux-Iles avec une préface de Michel Seuphor. 
1er décembre: Magnelli part pour Florence afin de régler les pro-blèmes laissés en suspens par la mort de son oncle pendant la guerre. Il profite de ce séjour pour faire retourner à Paris soixante-quinze tableaux anciens qui se trouvaient dans son atelier de Florence et qui lui permettront de marquer, dans les expositions, son inscription historique.
1949  Pour Poésie de mots inconnus réalisé par Iliazd, Magnelli illustre d’une gravure un poème de Vicente Huidobro.
mai: Il fait partie des deux volets de l’exposition Premiers maîtres de l’art abstrait: les recherches préliminaires et l’épanouissement à la Galerie Maeght à Paris.
17 juin: Exposition de Collages, gouaches, dessins, ardoises à la Galerie Denise René à Paris.
juillet: La revue Art d’aujourd’hui, éditée par André Bloc, consacre la couverture de son deuxième numéro à Magnelli.
1950  16 mai: Le Musée national d’art moderne à Paris acquiert sa première œuvre de Magnelli: Ronde océanique (1937). 
8 juin: Magnelli arrive à Venise où il reste jusqu’au 12 juin pour l’ouverture de la Biennale où lui est consacrée une salle personnelle. Il y présente 18 peintures de 1914 à 1948. Parallèlement, il a aidé Nina Kandinsky à organiser une rétrospective de Kandinsky à la Biennale. 
août: Magnelli séjourne quelques jours en Suisse à Klusweg dans la propriété de son amie Anna Blankart, collectionneur de ses œuvres. Il visite également à Berne la collection Rupf. Il passe les quinze derniers jours du mois à Sigriswil, près du lac de Thoune.
1951  5 octobre: Le tournage du film réalisé sur Magnelli par Edgard Pillet s’achève. Faute de moyens, la bande sonore ne sera jamais réalisée. 
22 octobre: Magnelli reçoit le deuxième prix de la Biennale de Sao Paulo.
8 décembre: Il participe au Palais de Charlottenborg à Copenhague à l’exposition Klar Form, 20 artistes de l’Ecole de Paris qui sera ensuite itinérante dans toute la Scandinavie.
1952  3 mars: L’atelier d’art abstrait, fondé par Jean Dewasne et Edgard Pillet, consacre une soirée en hommage à l’œuvre de Magnelli durant laquelle interviennent Léon Degand, Dewasne et François Le Lionnais.
1953  Magnelli réalise une sérigraphie pour l’album Maîtres de l’art abstrait. 
mai: Magnelli fait la connaissance du poète brésilien Murilo Mendes qui lui a été recommandé par Francisco Matarazzo et est nommé à un poste diplomatique à Bruxelles. C’est le point de départ d’une étroite amitié et de longs échanges épistolaires qui donneront lieu en 1964 à l’édition d’une monographie.
1954  3 novembre: Magnelli se rend à Bruxelles pour la conférence donnée au Palais des Beaux-Arts par François Le Lionnais en annonce du vernissage de sa rétrospective. L’exposition comprend cent toiles de 1914 à 1954. Le catalogue est préfacée par Léon Degand.
1955  22 ianvier: La rétrospective du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles est présentée par le Stedelijk van Abbe Museum d’Eindhoven.
7 février: Magnelli retrouve à Florence son demi-frère Aldo pour déménager et vider entièrement la maison de son oncle. Il reste à Florence jusqu’au 27 février. Olivier Le Corneur, marchand d’antiquités et d’art primitif, le rejoint et achète la plus grande part des sculptures gothiques et meubles anciens de la maison familiale.
7 février: Ouverture de la Biennale de Sao Paulo. Magnelli reçoit le premier prix pour un peintre étranger, le grand prix étant décerné à Fernand Léger.
16 août: Le Musée-château Grimaldi à Antibes présente une rétrospective de Magnelli. André Verdet en écrit la préface.
1956  mars: Magnelli reçoit le Prix de la critique belge qui couronne la meilleure exposition en Belgique en 1955.
octobre: Magnelli est l’invité d’honneur au Salon d’automne orga-nisé par Lauritz Larsen à Charlottenborg au Danemark. Il y présente sept toiles des années 50. Sa participation est remarquée par la critique danoise et deux toiles sont achetées par le collectionneur Kresten Krestensen qui en fera don ultérieurement au Nordjyllands Kunstmuseum d’Aalborg.
1957  4 juin: La Galerie Berggruen inaugure l’exposition des Collages de Magnelli. Le catalogue est préfacé par Léon Degand.
16 mars: Conférence de Murilo Mendes sur Magnelli à la Galleria nazionale d’arte moderna de Rome dans le cadre du cycle de conférences sur les courants de l’art abstrait.
19 novembre: La Galerie de France (qui assure désormais la représentation de son œuvre) inaugure une exposition personnelle de Magnelli. 
Invité à participer au Guggenheim International Award. Magnelli reçoit le prix Guggenheim pour l’Italie.
1958  17 avril: Il participe à l’exposition Cinquante ans d’art mo-derne réalisée pour l’Exposition Universelle au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.
30 juin: Magnelli quitte la villa Seurat où il demeurait depuis près de vingt-cinq ans, ayant signé l’acquisition d’une maison avec un grand atelier à Meudon.
1959  7 juillet: Magnelli part pour La Ferrage après une année pendant laquelle il n’a “pas beaucoup travaillé avec le changement de maison et tous les travaux”. comme il l’écrit à un ami. Il restera dans le Midi jusqu’à la mi-octobre, rattrapant sa médiocre saison parisienne de travail car, écrit-il à la fin de l’été: “J’ai travaillé presque continuellement avec un grand plaisir.”
11 juillet: Magnelli est invité à Documenta II à Kassel.
1960  juin: A l’occasion de la seconde exposition de Magnelli à la Galerie de France paraît une plaquette préfacée par François Le Lionnais reprenant les thèmes de ses conférences précédentes sur l’artiste.
4 novembre: Il est inclus dans l’exposition Les Sources du XXe siècle au Musée national d’art moderne à Paris.
1961  Une monographie d’André Verdet paraît dans la collection Le Musée de Poche chez Georges Fall.
4 décembre: Sollicité pour participer à l’album Paroles peintes dont le principe consiste à conjuguer l’œuvre d’un peintre avec celle d’un poète, Magnelli choisit d’illustrer un poème de Arp.
1962  novembre: Magnelli rompt ses accords avec la Galerie de France, estimant que celle-ci ne respecte pas les engagements financiers qu’elle avait pris. Les dernières œuvres en dépôt à la galerie rentrent le 5 décembre.
1963  4 mai: Pour célébrer le soixante-quinzième anniversaire de Magnelli, une importante rétrospective de ses œuvres est présentée par le Kunsthaus de Zürich.
L’exposition est ensuite présentée au Palazzo Strozzi à Florence. Le catalogue italien comprend des études de Franco Russoli, Murilo Mendes et reprend en italien le texte de Jacques Lassaigne paru dans le catalogue de Zürich.
1964  Parution de la monographie de Murilo Mendes aux Editions dell’Ateneo à Rome.
14 mars: Le Folkwang Museum d’Essen présente une rétrospective de Magnelli.
juillet: La galerie Madoura de Vallauris organise une exposition d’Ardoises, collages et gouaches de Magnelli.
1965  Le deuxième volume de Paroles peintes est publié par Odette Lazar-Vernet. Il comporte deux poèmes de Magnelli illustrés par Arp.
mars: Parution de la revue Civiltà delle Macchine où est publié un entretien de Magnelli avec Luigi Ferrarino. Ce texte, le plus important des entretiens donnés par Magnelli, sera republié en de nombreuses occasions. 
30 juin: François Pluchart consacre une pleine page de Combat à Magnelli dans sa rubrique Le Musée en devenir.
4 décembre: Vernissage de l’exposition Magnelli à la Galerie Im Erker à Saint-Gall. Le catalogue est préfacé par Eduard Hüttinger. Manuel Gasser, rédacteur en chef de la revue Du donne une conférence le jour de l’ouverture.
1966  2 juin: Magnelli donne une conférence avec projections au Centre de recherches de psychologie comparative. Il y aborde tous les thèmes de réflexion qui lui sont familiers. Un débat suit la conférence, auquel participent Deyrolle, Le Lionnais, Maurice Besset, Dewasne, Passeron. 
4 juin: Magnelli se rend en Suisse pour l’enterrement de Jean Arp. Il participe avec une gravure à l’Hommage à Hans Arp édité par la Galerie Im Erker à Saint-Gall.
1er juillet: A la date de son anniversaire, Magnelli est nommé Officier des Arts et Lettres par le Ministre des Affaires culturelles, André Malraux.
1967  Magnelli participe à l’exposition l’art moderne en Europe réa-lisée dans le Pavillon de la Communauté européenne pour l’Exposition Universelle de Montréal.
avril: Plusieurs objets de la collection d’art primitif de Magnelli sont présentés à l’occasion de l’exposition Arts primitifs dans les ateliers d’artistes au Musée de l’homme.
1968  27 janvier: Le Kunstforeningen de Copenhague présente une sélection de soixante-six œuvres de la rétrospective Magnelli qui se tient du 28 février au 21 avril au Musée national d’art moderne à Paris. L’exposition, dans sa version parisienne, comprend 173 œuvres. Le catalogue est préfacé par Bernard Dorival.
15 mars: Présentation au musée Guimet d’un film sur Magnelli et son œuvre réalisé pour la RAI par Savonuzzi.
juin: La revue XXe Siècle consacre sa couverture à Magnelli.
Iliazd, avec lequel il a déjà collaboré pour Poésie des mots inconnus, lui demande une gravure pour le livre Lacourière, pêcheur de cuivres. Les autres illustrateurs sont Beaudin, Bryen, Derain, Dunoyer de Segonzac, Ernst, Giacometti, Marcoussis, Masson, Miró, Pascin, Picasso et Survage.
1969  15 février: L’exposition du Musée national d’art moderne est reprise, sous une forme réduite, par le Musée de l’ancienne douane à Strasbourg. 
20 mai: La galerie XXe siècle de San Lazzaro présente une exposition de ses gouaches et collages depuis 1936.
1970  6 mars: Exposition à la galerie XXe siècle de l’Album de La Ferrage et de peintures récentes.
28 septembre: Le musée Cantini présente l’exposition itinérante de Magnelli organisée par le Centre national d’art contemporain. Celle-ci sera ensuite présentée à la Maison de la Culture de Rennes, puis aux musées de Nantes, de Grenoble, de Lille et de Dijon. 
23 mars: San Lazzaro présente à la galerie XXe siècle l’album La Magnanerie de La Ferrage, préfacé par André Pieyre de Mandiargues.
1971  Le 20 avril, dans la soirée, Magnelli décède à son domicile d’un arrêt du cœur. 
Il est enterré au cimetière de Meudon. Sur sa tombe, selon son vœu, est inscrit: Alberto Magnelli, 1888-1971, pittore fiorentino.
 
Expositions personnelles depuis la mort de Magnelli:
 
1971  Hommage à Alberto Magnelli, Galerie Henri Wenger, Zürich, Suisse
Mostra in ommagio di Alberto Magnelli, Galerie Martano, Turin, Italie
Magnelli, préliminaires et accomplissements, Galerie XXe Siècle, Paris, France 
Alberto Magnelli, œuvres de 1914 à 1968, Musée de peinture et de sculpture, Grenoble, France
Mostra in ommagio di Alberto Magnelli, Librairie internationale Einaudi, Milan, Italie 
Alberto Magnelli, Galerie Krugier, Genève, Suisse 
Ricordo di Alberto Magnelli, Galerie Vismara, Milan, Italie
1972  Alberto Magnelli, Palais des Beaux-Arts, Lille, France
Ommagio a Magnelli, opere dal 1914 al 1970, Galerie Il Collezionista d’arte contemporanea, Rome, Italie
Alberto Magnelli, œuvres de 1914 à 1968, Musée des Beaux-Arts, Dijon, France 
Alberto Magnelli, Galerie Narciso, Turin, Italie 
Alberto Magnelli, 1909-1918, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, Belgique
1973  Alberto Magnelli, 1909-1918, Musée d’art moderne de la Ville de Paris, Paris, France
Exposition des œuvres léguées par Magnelli à la Ville de Florence, Palazzo Vecchio, Florence, Italie 
Ommagio a Alberto Magnelli, Galerie Vismara, Milan, Italie 
Alberto Magnelli, 1888-1971, huiles, gouaches, collages, sculpture, Galerie Bargera, Cologne, Allemagne 
Magnelli, tapisserie, collages, Galerie Sapone, Nice, France
Alberto Magnelli, 54 designi inediti, Galerie Santacroce, Florence, Italie
1974  Alberto Magnelli, 1888-1971, huiles, gouaches, collages, sculpture, Frankfurter Westend Galerie, Francfort-sur-le-Main, Allemagne 
Alberto Magnelli, 1888-1971, Städisches Museum, Trèves, Allemagne
Magnelli, Galerie Edouard Loeb, Paris, France 
Magnelli, œuvres de 1937 à 1971, Galerie Square, Milan, Italie 
Ommagio a Alberto Magnelli, Galerie Falsetti, Cortina d’Ampezzo, Italie 
Magnelli, Galerie Stivoni, Bologne, Italie 
Magnelli, Galerie La Polena, Gênes, Italie
1975  Magnelli, dessins, collages, Musée de peinture et de sculpture, Grenoble, France
Magnelli, disegni, gouaches, collages, Galerie Vismara, Milan, Italie 
Magnelli, Aberbach Fine Art, New York, USA
Alberto Magnelli, Paintings 1914-1967, Dartmouth College, Hopkins Center, Hanover, New Hampshire, USA 
Magnelli, dessins, collages, Palais de l’Isle, Annecy, France 
Magnelli, Galerie Cesarea, Gênes, Italie 
Magnelli, disegni 1914-1967, Galerie Il Segno, Rome, Italie
1976  L’œuvre graphique, 1934-1970, d’Alberto Magnelli, Noroît, Arras, France 
Magnelli, 24 lithographies, Galerie Pace, Milan, Italie 
Alberto Magnelli, Galerie L’Angolo, Bra, Italie 
Magnelli, Galerie Jean Briance, Paris, France
Alberto Magnelli, collages, Musée de l’Abbaye Sainte-Croix, Les Sables-d’Olonne, France
1977  Alberto Magnelli, collages, Kunsthaus, Zürich, Suisse 
Alberto Magnelli, Galerie Galliata, Alassio, Italie 
Alberto Magnelli, dessins, gouaches, collages, Musée de Calais, Calais, France 
Magnelli, Musée municipal, Vallauris, France
1978  Alberto Magnelli, peintures et dessins, Galerie Pananti, Florence, Italie 
Alberto Magnelli, Musée d’art et d’industrie, Saint-Etienne, France
1979  Magnelli, Galerie Mehnir, La Spezia, Italie 
Alberto Magnelli, Galleria civica d’arte moderna, Palazzo dei Diamanti, Ferrare, Italie
Magnelli, 45 œuvres de 1914 à 1968, Galerie Karl Flinker, Paris, France
1980  Alberto Magnelli, l’œuvre gravé, Bibliothèque nationale, Paris, France
Magnelli, Galleria Lorenzelli, Milan, Italie 
Omaggio a Magnelli, Galerie La Loggia, Bologne, Italie
1981  Magnelli, dessins florentins, 1914-1918, Musée des Beaux-Arts, Rennes, France
Hommage à Alberto Magnelli, XXVIe Salon de Montrouge, Montrouge, France 
Magnelli, les Pierres, 1931-1935, Galerie Sapone, Nice, France 
Alberto Magnelli, Werke 1913-1965, Galerie Im Erker, Saint-Gall, Suisse
Magnelli, ardoises, collages, gouaches, dessins, Galerie Karl Flinker, Paris, France
1982  Magnelli, Musée Saint-Georges, Liège, Belgique 
Alberto Magnelli, Galerie Karl Flinker, Paris, France
1983  Alberto Magnelli, Galleria Lorenzelli, Milan, Italie
Magnelli in Toscana, Castello di Volpaia, Volpaia, Italie
Alberto Magnelli, Christian Fayt Art Gallery, Knokke-Heist, Belgique
1984  Magnelli, Galleria dell’Oca, Rome, Italie 
Alberto Magnelli, Brerarte, Milan, Italie 
Alberto Magnelli, il realismo immaginario, Galerie d’art contemporain Massimo Riposati, Rome, Italie
1985  Alberto Magnelli, a florentine painter, Leonard Hutton Galleries, New York, USA
1986  Alberto Magnelli, les années 20, Galerie Maeght-Lelong, Paris 
Magnelli, peintures, rétrospective, Galerie Maeght-Lelong, Zürich, Suisse 
Magnelli, ardoises et collages, Centre Georges Pompidou, Paris, France 
Alberto Magnelli, ardoises et collages, Musée des Beaux-Arts, Grenoble, France
1987  Alberto Magnelli, Porin taidemuseo, Pori, Finlande 
Magnelli, Musée d’Unterlinden, Colmar, France 
Alberto Magnelli, realismo immaginario, disegni 1920-1929, Galleria communale d’arte moderna, Forte dei Marmi, Italie 
Alberto Magnelli, peintures, ardoises et collages, Musée d’histoire et d’art, Luxembourg
Alberto Magnelli, ardoises et collages, Musée de peinture et de sculpture, Grenoble, France
1988  Alberto Magnelli, rétrospective d’œuvres sur papier en hommage au centenaire de sa naissance, Galerie Sapone, Nice, France
Alberto Magnelli, dessins, Musée d’art moderne, Saint-Etienne, France 
Alberto Magnelli, rétrospective du centenaire, Palais des Papes, Avignon, France
Hommage à Alberto Magnelli, Sala d’arma di Palazzo Vecchio, Florence, Italie
Magnelli, rétrospective 1914-1969, Galerie Lelong, FIAC, Grand Palais, Paris, France
1989  Hommage à Alberto Magnelli, Galerie La Hune, Paris, France
Magnelli, thèmes et variations, Chapelle de la Sorbonne, Paris, France
1990  Alberto Magnelli, Fondation Joan Miró, Barcelone, Espagne
1991  Magnelli, réalisme imaginaire, 1920-1929, Galerie Sapone, Nice, France 
Alberto Magnelli, linogravures, Galerie Tendances, Paris, France
1992  Alberto Magnelli, Galerie Lahumière, Paris, France
1995  La Collection africaine d’Alberto Magnelli. Centre Georges Pompidou, Paris, France
1997  Alberto Magnelli, Les Années ultimes, Peintures 1956/1969, Centre d’Arts plastiques, Royan, France
Alberto Magnelli, 1888-1971, El trajecto cap a l’abstractio, Fundacio caixa Manresa, Manresa, Espagne 
L’œuvre secrète de Magnelli, Musée Magnelli, Vallauris, France
Alberto Magnelli, Salo de la Caixa de Sabadell, Sabadell, Espagne 
Alberto Magnelli. Centre de Cultura “Sa Nostra”, Palma de Majorque, Espagne
1998  Alberto Magnelli, Les Moments de Grasse, Espace 13, Galerie d’art du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence, France 
Alberto Magnelli, Leonard Hutton Galleries, New York, USA
1999  Magnelli, Collages, Galerie Denise René, Paris, France
2000  Alberto Magnelli, 1888-1971, Plastischer Atem der Malerei, Museum Würth, Künzelsau, Allemagne 
Alberto Magnelli, Collages, 1936-1965, Galerie Sonia Zannettacci, Genève, Suisse
Alberto Magnelli, l’œuvre linogravé, Burkhardt Leitner constructiv Kabinett, Stuttgart, Allemagne
2001  Alberto Magnelli, 1888-1971, Magnelli en Belgique, Musée  des Beaux-Arts, Verviers, Belgique 
Alberto Magnelli, 1888-1971, una retrospettiva, Civica Galleria d’arte, Villa dei Cedri, Bellinzona, Suisse 
Alberto Magnelli, retrospectiva, Galleria Gruppo Credito Valtellinese, Refettorio delle Stelline, Milan, Italie
Alberto Magnelli, Galleria Credito Valtellinese, Palazzo Sertoli, Sondrio, Italie
Alberto Magnelli, Opera grafica, Museo civico, Sondrio, Italie
Alberto Magnelli, opere su carta, Galleria d’arte contemporanea, Caserte, Italie
2002  Alberto Magnelli, opere su carta, Galleria d’arte moderna, Villa Reale, Milan, Italie
Alberto Magnelli, L’Après-futurisme, 1919-1931, Musée d’art moderne, Troyes, France
2004  Magnelli, Collages et ardoises, Musée de l’Hospice Saint Roch, Issoudun, France
Magnelli entre cubisme et futurisme, Musée Picasso, Antibes, France 
Magnelli, les années 1920, Galerie Sonia Zannettacci,  Genève,  Suisse
Magnelli, entre el cubismo y futurismo, Museu Picasso, Barcelone, Espagne
2005 Alberto Magnelli (1888-1971), Palazzo Magnani, Reggio Emilia, Italie
2007 Alberto Magnelli (1888-1971), Palazzo dei Principi, Corregio, Italie
Magnelli, collages 1936- 1968 , Galerie Sonia Zannettacci,  Genève,  Suisse   
Alberto Magnelli la peinture inventée 1920-1931, Musée Magnelli, Vallauris, France
 2010  Magnelli, Centro Cultural Banco do Brasil, Rio de Janeiro, Brésil
Magnelli, Museo de Arte contemporanea MAC/USP, Sao Paulo, Brésil
2011 Alberto Magnelli, Pierres, Galerie Sonia Zannettacci,  Genève,  Suisse
 
Musées et collections publiques possédant des œuvres de Magnelli
Allemagne:

Folkwang Museum, Essen
Wilhem-Hack Museum, Ludwigshafen
Kunsthalle, Mannheim
Musée Würth, Schwäbisch Hall
Belgique:
Musées Royaux de Belgique, Bruxelles
Musée d’art moderne, Liège 
Musée communal, Verviers
Brésil:
Museu de arte contemporanea, Sao Paulo 
Museu de arte moderna, Rio de Janeiro
Danemark:
Nordjyllands Kunstmuseum, Aalborg 
Aarhus Kunstmuseum, Aarhus
Espagne:
Fondation Miro, Barcelone
Finlande:
Jyväskylän taidemuseo, Jyväskylä 
Sarah Hilden Museum, Tampere
France:
Musée Picasso Antibes 
Musée d’Unterlinden, Colmar
Fonds départemental d’art contemporain du Val-de-Marne, Créteil
Musée des Beaux-Arts, Dijon
Musée des Beaux-Arts, Grenoble 
Musée des Beaux-Arts, La Rochelle
Musée de l’Abbaye Sainte-Croix, Les Sables d’Olonne 
Musée des Beaux-Arts, Lille
Musée Cantini, Marseille
Musée des Beaux-Arts, Nantes 
Bibliothèque nationale, Paris
Centre Georges Pompidou, Paris 
Fondation Le Corbusier, Paris
Fonds national d’art contemporain, Paris
Musée d’art moderne de la Ville de Paris, Paris 
Musée des Beaux-Arts, Rennes
Musée d’art moderne, Saint-Etienne 
Musée d’art moderne et contemporain, Strasbourg
Musée d’art moderne Les Abattoirs, Toulouse  
Musée Magnelli, Vallauris  
Hongrie:
Musée des Beaux-Arts, Budapest
Italie:
Galleria civica d’arte moderna, Bologna 
Palazzo Pitti, Firenze 
Palazzo Ricci, Macerata
Civica Padiglione d’arte contemporanea, Milano
Galleria nazionale d’arte moderna, Roma 
Galleria civica d’arte moderna, Torino 
Museo d’arte moderna e contemporanea, Trento e Rovereto
Norvège:
Fondation Sonja Henie-Niels Onstadt, Hovikkoden
Portugal:
Centro Murilo Mendes, Lisbonne
Suisse:
Kunstmuseum, Basel
Musée des Beaux-Arts, La Chaux-de-Fonds
Museo d’arte contemporanea, Locarno 
Kunstmuseum, Saint-Gall
Kunstmuseum, Winterthur
Kunsthaus, Zürich
USA: 
Albright-Knox Art Gallery, Buffalo
The Solomon R. Guggenheim Museum, New York
Philadelphia Museum of art, Philadelphia
Venezuela:
Museo de arte contemporaneo Sofia Imber, Caracas
Museo de arte contemporaneo Jesus Soto, Ciudad Bolivar