Art Gallery


 

Kosta Alex
 

 

 
1925 Kosta Alexopoulos nait à Elizabeth, New Jersey, de parents immigrés grecs. 
Peu après, la famille s’installe à New York. Très jeune, Kosta travaille dans la rue comme coursier, vendeur de journaux, etc., et rapporte ses gains à sa famille frappée par la crise de 1929
 
1935-1937 va à l’école  à Manhattan.
Suit les cours d’art donnés aux enfants surdoués par le peintre Augustus Peck à la Little Red Schoolhouse.
 Fréquente Kip’s Bay Boys Club de New York où il pratique assidûment la natation.
 
 
1938  Etudie dans les classes de la WPA Federal Art Project.
 Dès l’âge de quinze ans travaille d’après le modèle vivant. Exécute ses premiers dessins dans des carnets de poche.
 Fréquente le Metropolitan Museum à Manhattan. Une de ses peintures préférées est  La Vue de Tolède  du Greco.
 
1940   Première exposition à New York, Prescott House.
 Dans le cadre de la Little Red School House, participe à l’exposition  Growing Art, au Witney Museum de New York.
 
1941   Premières figures en terre cuite et peintes.
 Participe à des expositions de groupe au Brooklyn Museum, New York ;  Macy’s Annual Art Show (1er Prix,) New York ;  Children’s Sculptures, Carnegie Institute , Pittsburg  .
 
1943-1944 Est enrôlé dans l’armée. Rapide et doué pour le tir, Kosta devient instructeur dans l’infanterie avec le grade de sergent. Son contingent est prêt à partir se battre au Japon lorsque l’annonce de la fin des hostilités le libère.
 
1945 Est dégagé de ses obligations militaires avec les honneurs et décoré d’une médaille d’or pour avoir sauvé une vie.
 De retour à New York il est engagé par le National Sculpture Service à Manhattan (West 42nd Street). Un maître italien, Hugo Ricardi, le familiarise avec les matériaux et les outils, lui enseigne toutes les techniques de taille, de fonte, de moulage et d’agrandissement qui lui seront très utiles par la suite, notamment lorsqu’il aidera des étudiants d’art à Paris. Un célèbre sculpteur mormon, Mohonri Young, ayant reçu commande pour un agrandissement à Salt Lake City de sa sculpture  This is the Place  qui commémore l’arrivée des premiers mormons, engage Alex sur cet important chantier. Le sculpteur et Hugo Ricardi encouragent Alex à quitter New York et à se rendre à Paris pour étudier la sculpture.
 
1947  Bénéficiant d’une bourse attribuée par l’armée américaine « The G.I. Bill of Rights » qui permet aux soldats de rattraper leur temps d’études perdu pendant les années de guerre, il se rend à Paris où il s’inscrit à la Grande Chaumière, dans les ateliers d’Henri Martin et de Léopold Kretz.
 Il sculpte des bustes en terre cuite d’amis et de personnes qui lui en font la commande dans un style tout à fait classique.
 Il loue un petit studio dans une cour derrière l’Académie de la Grande Chaumière
 En dehors de son travail, il fréquente l’American Artist’s and Student’s Center , boulevard Raspail,  (devenu aujourd’hui la fondation Cartier) où il joue dans la pièce de Tenessee Williams « Un tramway nommé désir ». Fait aussi de la figuration dans plusieurs films français.
 
1951  Fait la connaissance du peintre italien Paolo Vallorz. Les deux hommes se lient d’une amitié solide et fraternelle qui ne se démentira jamais.
 Tous les jours, il retrouve à la terrasse du Dôme des amis artistes, entre autres le sculpteur américain d’origine japonaise Tajiri, le sculpteur suisse Robert Müller, le Grec Kosta Valsamis (lequel se servira d’Alex comme modèle pour une sculpture placée dans un parc du Pirée, le port d’Athènes).
 Sa bourse ayant pris fin, il se rend au Maroc où une compagnie américaine l’engage comme charpentier sur une base aérienne. Il y restera presque deux ans et y perfectionnera ses connaissances de l’architecture et de la construction, mais peu d’œuvres verront le jour.
 Participe à  Nouasseur Art Show, Atlas Construction Company, Maroc
 
1953  De retour à Paris, il retrouve son petit studio à côté de la Grande Chaumière où il poursuit sa formation.
 
1954  S’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.
 Pour gagner leur vie Alex et son ami Paolo Vallorz installent ou rénovent ateliers et appartements d’amis. Alex s’occupait de la charpenterie, la menuiserie et la maçonnerie  où il excellait.
 
1956  « en 1956-1957, je n’ai pas travaillé » dira-t-il. Il notera tout de même dans le catalogue Beyeler à côté de cette date : « Cubes sphères escaliers tours d’observation ».
 
1957 : Il aide Paolo Vallorz à construire la carrosserie d’une voiture de course équipée d’un moteur Renault qui sera engagée aux 24 Heures du Mans de l’année suivante. La couleur utilisée par Vallorz est le bleu dont se servira plus tard Yves Klein que, dès cette époque, Alex voit de plus en plus souvent.
 
1958 : Fait la connaissance de Jean Planque, décisive pour sa carrière.
1960  Ayant dû quitter l’atelier où il travaillait, il en trouve un autre, sur cour, rue Raymond-Losserand, près de Montparnasse et loue un deux-pièces à côté.  Son petit atelier se remplit bientôt de sculptures  en terre cuite et en bois. Il commence à réaliser ses premiers collages-reliefs peints, découpés dans du carton ondulé.
1961  Yves Klein demande à Alex de se déguiser en pompier de Paris et de l’assister lors d’une séance publique de réalisation de peintures au lance-flammes. L’événement a été  filmé.
 Jean Planque encourage fortement Alex dans son travail et parle de ses œuvres au marchand Claude Bernard.
1962  Epouse Pauline Canessa, Paolo Vallorz est son témoin.
 Expose Salle de la Municipalité, Saint-Mesme, France
 Participe à  l’Objet, Musée des arts décoratifs,  Paris ; 7 Américains à Paris, Centre culturel américain, Paris
 1963 Claude Bernard visite l’atelier d’Alex et lui propose un contrat.
 Participe au Salon de la jeune sculpture, Musée Rodin,  Paris
1964 Première importante exposition personnelle à la galerie Claude Bernard, rue des Beaux-Arts à Paris. Alex expose plusieurs sculptures tirées en bronze pour l’occasion, essentiellement des têtes de femmes et d’hommes dont la plupart sont coiffées d’un chapeau. Alex les intitule « Man with a Hat » et ajoute un numéro pour les identifier. Un catalogue contenant de nombreuses reproductions et une préface de Jean Planque est publié à cette occasion.
 A l’automne, la revue The Paris Review publie dans son numéro 32 un Portfolio de neuf illustrations en noir et blanc, précédé d’une interview de Kosta Alex
 Participe à une exposition de groupe à l’ Abbaye de Royaumont , France.
1965
 Participe à plusieurs salons parisiens et représente avec César et Berrocal la sculpture moderne française à la Biennale de Tokyo. Les critiques d’art japonais sont très positifs et un de ses Hommes au chapeau est reproduit en couverture d’un journal. Il accepte de programmer l’année suivante une exposition personnelle à la Fuji International Art Company,  Tokyo. Japon.
 Participe à Le Visage,  Galerie de Paris, Paris ;  La Main, Galerie Claude Bernard, Paris;  Biennale de Tokyo, Tokyo, Japon ; Salon de la Jeune Peinture, Paris ; Exposition en plein air, Zeist, Pays - Bas.
1966   Expose Gallery Cube,  Tokyo, Japon
 Participe à 3e Exposition Internationale de la Jeune Sculpture, Musée Rodin, Paris ;  USA Art Vivant, Musée des Augustins, Toulouse, France ; Salon de mai, Paris, France ; Variations sur l’élégance, Globus, Zürich, Suisse ;  Art et Automobile, Renault, Paris, France ; 10 Amerikaner aus Paris, Amerika Haus,
  Berlin, Allemagne ; VIIIe Salon Grands et Jeunes d’aujourd’hui, Musée d’art moderne, Paris, France
1967   Grâce à Jean Planque Alex noue des contacts en Suisse
 Expose Galerie Melisa, Lausanne
 Participe à Sculptures 1947-1967, Musée des Beaux-Arts, Grenoble, France ;  Petites Sculptures, Galerie Maywald, Paris, France ; IX Salon Grands et Jeunes d’aujourd’hui, Musée d’art moderne, Paris, France ; Portraits, Galerie Claude Bernard, Paris, France
1968
 Retour à New York où la Galerie Lefebre, qui expose régulièrement des artistes européens comme Alechinsky, Corneille, Poliakoff ou Ubac, se déclare prête à organiser sa première exposition personnelle aux Etats-Unis.
  A New York, il revoit ses parents et ses frères et sœurs auxquels il reste très attaché. Malgré l’insistance des siens pour qu’il revienne s’établir aux Etats-Unis, Alex choisit de s’établir définitivement en Europe. Mais il fera de fréquents séjours dans son pays d’origine jusqu’à la mort de ses parents.
 Participe à Images de l’homme, Musée de Darmstadt, Darmstadt,  Allemagne ;  Sculptures en plein air, Centre culturel, Verderonne ,France ;
  Cinq artistes américains, Galerie Darthea Speyer, Paris, France
1969  Expose (4 février – 1er mars) Galerie Lefebre, New York, U.S.A ; Galerie Darthea Speyer, Paris, France ; Musée du Petit-Palais, Club Saint-Victor,  Genève, Suisse
 Participe à Inaugural Exhibition, New School Art Center, New York, USA ;  Art expérimental, Musée d’art et d’industrie, Saint-Etienne, France ; Salon de la jeune sculpture, Paris, Comparaisons, Paris, France
1970 Alex se rend à plusieurs reprises à Genève
 Lors des premiers temps de son installation à Genève, il partage son activité entre un petit atelier mis à sa disposition et la Fonderie d’Art Pastori, où il assiste le fondeur Mario Pastori qui devient un ami. Il met au point pour la Télévision suisse romande un court-métrage intitulé L’Homme au chapeau réalisé par Jean-Louis Roy.
 Expose, Galerie Georges Moos – Maryam Ansari, (9 avril – 9 mai), Genève Le catalogue de l’exposition reproduit un texte de Man Ray écrit pour l’occasion et Galerie Melisa, Lausanne, Suisse
 Participe à SalonComparaisons, Paris ; Salon de la jeune sculpture, Paris ; Aspects de la sculpture contemporaine, Vitry sur Seine, France
1971 Projection sur les écrans de la Télévision suisse romande du film de Jean-Louis Roy et réalisation d’un autre court-métrage amateur en anglais, Man with a hat, avec l’aide de son ami
 Expose Galerie Georges Moos – Maryam Ansari (9 avril – 9 mai),  Genève, Suisse ; Galerie Paul Gauzit, Lyon, France ; Galleria del Naviglio, Milan, Italie ; Galerie Georges Moos – Maryam Ansari, Genève, Suisse
 Participe à La Peinture contemporaine dans les collections vaudoises, Musée des Arts décoratifs,  Lausanne, Suisse
 1972 Divorce d’avec Pauline.
 Partage sa vie entre Paris et Genève.
 Fait la connaissance du Dr Jacqueline Porret-Forel, spécialiste de l’œuvre d’Aloïse, qui deviendra une amie très proche.
 Expose Galleria del Naviglio (sur le thème de l’automobile), Milan, Italie ; Galerie Numaga, Auvernier, Suisse
 Participe au Salon de Mai,  Paris, Cinq situations de la figure, Galerie Lear, Paris ; Salon de la jeune sculpture , Paris, France
1973 Installe un atelier qu’il conservera jusqu’en 1982 chez le fondeur d’art Pastori à Carouge.
 Expose Galleria Forum , Trieste ; Galleria Plurima, Udine ; Galerie Documenta, Turin, Italie
 Lee Ault Gallery (7 février-10 mars) , New York,
 Participe à la Kunstmesse de Bâle, galerie Moos- Ansari.
1974  Expose galerie d’Athènes, Athènes, Grèce ; galerie Jeanne Bucher, Paris, France
 Galerie Moos, Genève, Suisse
 Participe à America on Paper, Galerie Beyeler, Bâle, Suisse, à une exposition de groupe à la Frank Perls Gallery, Beverley Hills, USA
 1975   Expose galerie Beyeler (catalogue), Bâle, Suisse ; Makler Gallery, Philadelphie, USA ; Galerie Claudine Planque Lausanne, Suisse ; Lee Ault Gallery, New York, USA
1976  Participe à une exposition de groupe, Galerie Jeanne Bucher, Paris, France ;  Landscapes , Gallery Negarkhanch Saman, Teheran, Iran
1977   Séjourne trois mois à Bâle.
 Construit un atelier à Troînex, près de Genève.
 Expose Galerie Zodiaque, Perroy ; Galerie Schreiner, Bâle ; Galerie Schindler, Berne, Suisse
 Participe à des exposition de groupe : Arte Feria, Bologne, Galleria del Naviglio Gallery Dymling , International Art FAir, Washington DC
1978   Expose Lee Ault Gallery , New York,, USA ; Galerie Parallèle, Genève ; Galerie Cour Saint-Pierre Genève
 participe à des exposition de groupe : Galerie Jeanne Bucher , Paris ;
 Galerie Schindler , Kunstmesse, Bâle, Suisse
1979   Expose Galerie Numaga, Auvernier ; Galerie Schindler, Berne,
 Participe à L’Objet préféré de l’artiste,  Galerie Numaga, Auvernier, Suisse
1980   Expose Turske Fine art, Cologne,  Allemagne ; Galerie Renée Ziegler, Zurich, Suisse
 Participe à Les Chapeaux, Galerie Jean Briance, Paris, France ; 20 Reliefs von 20 Künstler, Galerie Renée Ziegler, Zurich
1982 participe  aux expositions de groupe M. Knoedler Zürich AG, Zurich ; Kunstmesse Basel, Galerie Knoedler, Bâle.  
 1983   Expose Galerie Knoedler , Zurich, Suisse
 1985  A la demande des autorités genevoises, Alex réalise une grande peinture de paysage sur le mur extérieur d’une maison du nouveau quartier de Grottes.
 Expose Galerie Numaga, « Kosta Alex. Sculptures » (du 26-octobre au 24 novembre), Auvernier ,Suisse ; Thorens Gallery , Bâle, Suisse
1986  Expose Denise Cadé Gallery , New York, USA ;  Centre d’art visuel (A l’occasion de cette exposition, Jean Tinguely dessine le carton d’invitation « Vive Kosta Alex, my friend from New York / Mon ami de Montparnasse ». Genève, Suisse
 Participe à The 1950’s American Artists in Paris, Denise Cadé Gallery , New York, USA
 1987   Une exposition lui est dédiée au Musée de l’Art brut de Lausanne sous le titre  Neuve Invention
1988   Expose Galleria del Naviglio, Milan, Italie
1989   Participe à Portraits from the Outside, Hammer Gallery, Chicago, USA ;   L’auto-mobile de l’art, Galerie Sonia Zannettacci, Genève, Suisse
1990 participe à  Le Visage dans l’art contemporain, Musée du Luxembourg  Paris, France
1991 Se rend au Canada auprès du peintre Riopelle afin de réaliser avec lui un projet de meubles.
Dès 2001, quelques-unes de ses œuvres sont exposées dans le cadre de la tournée européenne des œuvres de la Fondation Jean et Suzanne Planque. Heureux de l’accueil du public envers son art, il offre à la collection quelques pièces supplémentaires.
2005 Kosta Alex meurt à Genève le 2 juin.
2011  exposition galerie Sonia Zannettacci Genève
Décembre 2015 – septembre 2016 Musée Granet, Aix-en-provence
2016 de-ci de-là, galerie Sonia Zannettacci Genève